Hello.
Pour un complément d'informations sur les différentes techniques de fabrication d'un camping-car, lire
cet article intéressant sur le blog de Thiérry.
Il signale certains progrès faits par certains constructeurs sur le moyen et haut de leur gamme.
Par exemple, Tec garantit maintenant l'étanchéité pendant 12 ans, mais impose toujours une visite de contrôle chaque année. Confiance : oui, mais ...
Sa recommandation :
- en 1er bien sûr, la construction monobloc - si l'on a le budget actuellement demandé par les constructeurs : s'il y avait plus de clients, ou s'ils négociaient durement, les prix baisseraient

- en 2ème la construction par assemblage sans ossature. A mon humble avis, la technique de recouvrement utilisée par Rapido sur la gamme dF, c'est mieux qu'un simple profilé alu ou galon de pourtour sur l'intersection des panneaux.
- en 3ème la construction par assemblage sur ossature, avec une nette préférence pour une ossature en duralinox (Le Voyageur) par rapport aux ossatures bois.
Dans les deux derniers cas, un contrôle d'étanchéité est à faire chaque année, sans ça perte de la garantie, donc :
- un revenu non négligeable pour les concessions (et certaines à ce que j'ai lu ne font pas ça très sérieusement) et une dépense importante pour les camping-caristes, sans compter que le concessionnaire du réseau est quelquefois éloigné de chez soi. Ce qui est symptomatique, c'est qu'il n'est pas possible de négocier une extension de garantie, donc les constructeurs ne sont pas très confiants sur la pérennité de leur CC !
- ou du travail à faire soi-même : on n'est jamais mieux servi que par soi-même, mais il y a le problème de la garantie qui oblige à passer par le réseau du constructeur. Voir un autre article du blog de Thierry sur Comment contrôler l'étanchéité, en plus des informations données plus haut par Utsjoki sur ce qu'il est bien de faire.
Comme le dit Utsjoki, la cause des infiltrations provient du bridage rigide de la cellule sur le porteur, et il fait un petit distinguo, justifié à mon avis, en faveur du châssis cabine par rapport au plancher cabine.
Cependant, pour ma part, je dirai que dans les deux cas, on a en plus des vibrations du roulage, des soucis provenant du fait que le véhicule a 4 roues et que ces quatre roues ne sont bien souvent pas dans le même plan, en roulant ou à l'arrêt, et ce même si l'on évite les pistes avec des nids de poules ou des trous d'autruches.
Une caravane est beaucoup moins sensible au phénomène vu qu'il n'y a qu'un seul essieu et deux roues.
Reste la solution utilisée par certains constructeurs de camping-cars d'expédition pour grands baroudeurs (tartaruga, bimobil, actionmobil, ...etc...): la cellule repose soit sur un énorme "lit" de mastic colle, à ce que j'ai lu un jour, soit dans des berceaux souples qui compensent les phénomènes inévitables de torsion. Mais là on est, question budget, bien au-delà des cellules monocoques, et aussi dans une optique très différente de notre pratique du nomadisme.
On remarque d'ailleurs le phénomène même sur un fourgon :
au niveau de la porte coulissante latérale, quand le fourgon est un peu bancal, on peut avoir un peu de mal à ouvrir la porte. Vu la solidité de la tôle, il n'y a pas de problème au niveau de la structure mais il pourrait, à terme, y en avoir au niveau de la serrure.
Sur un fourgon, le contrôle d'étanchéité des ouvrants est bien sûr aussi à faire régulièrement, les portes et les baies mais tout spécialement au niveau des lanterneaux et autres Heki.
En effet, il y a là une jonction tôle - plastique assurée par un mastic colle qui, même s'il est de bonne qualité, peut vieillir plus ou moins bien selon les conditions rencontrées ou plutôt subies par le toit (d'autant plus que les ondes du toit de tôle, pas toujours bien compensées, peuvent amener une mauvaise tenue du mastic).