à pied depuis Real vers le col de Sansa, les Estagnols et le Madres.
Après nos ennuis de mauvais temps et de chauffage, nous voilà maintenant dans le Capcir où l’on a décidé de refaire un morceau du Tour du Madres et Donezan que nous avions faites il y a treize ans avec notre barda porté par l’âne Galopin en plus de celui dans nos gros sacs à dos (de quoi bien dormir, bien manger et bien boire pour une semaine en autonomie !).
En 2006, pour cette première étape nous étions partis de Rieutort en fin de matinée et avions monté les tentes le soir au Pla de la Coma de Pontells.
En 2019 nous n’envisageons pas une étape aussi longue.
Nous voilà donc à Real, stationné pour la nuit au bord du lac, près de la guinguette des Folles Bergères : elles sont sympa ! C’est le seul coin animé de ce tout petit village.
Le lendemain matin, déjà le 13 Juin, grand beau temps, nous partons de très bonne heure.
Ci-dessous la carte de l’itinéraire suivi.
Ce n’est pas tout à fait ce que j’avais prévu, il y a quelquefois des aléas.
Altitude de notre parking 1424 m. Point le plus haut au Pla de Grill : 1870 m
Distance parcourue : environ 14 km en aller-retour
Dénivelée : 450 m
Piste et sentiers balisés (PR et GR de pays)
Aucune difficulté. L’hiver, ce sont des coins très courus, en raquettes ou à ski.
On traverse le village de Real et on emprunte assez vite une piste qui monte tranquillement dans la forêt.
On la quitte pour un sentier bien raide où en 2006 notre âne, le vaillant Galopin, me tirait, moi et mon gros sac (j'avais du mal à le suivre !).
Aujourd’hui je peine aussi, bien que mon sac n’ait rien à voir et que je n'ai pas à m'occuper de l'âne !
Il fait chaud, je m’arrête pour me mettre en short et à l’aise.
Après cette montée un peu rude, on rejoint une piste et nous voilà après environ une heure au très joli site du Col de Sansa (1775m), ça ne ressemble pas vraiment à un col, c'est un grand carrefour de chemins, une zone plate et dégagée entourée de forêt.
Je m’aperçois, au moment de prendre une photo du col de Sansa, que je n’ai pas mon téléphone → gros doute : l’ai-je oublié dans le camion ou l’ai-je posé par terre quand je me suis changé ?
Donc pas de photos de cette jolie balade.
Du coup, je vous mets des photos de 2006 !
Photo de 2006 près du col de Sansa, je crois :
On continue sur le GR de Pays et la piste, plein Est, direction le Madres (c’est bien indiqué), on domine une belle prairie pleine de vaches et on arrive au bout de 30 minutes au magnifique coin du refuge et des lacs des Estagnols (altitude 1800m). Le refuge est fermé, il faut contacter le gestionnaire si l'on veut y faire étape.
Vous trouverez des photos sur Internet, le site est vraiment très beau.
Petite pause en profitant de la table à l’arrière du refuge.
Malheureusement dérangés par deux motards tout terrain pétaradant à qui mieux mieux.
On croise aussi un berger mais avec une moto presque silencieuse; il est à la recherche de ses vaches, nous les rencontrerons au retour.
Sinon, vu aucun randonneur, il est encore tôt.
On continue vers l’Est en rejoignant le GRP et après 3/4 d’heure on arrive au Pla de Grill où il y a un petit refuge non gardé, bichonné par les gens de Tous à Poêle.
Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous mets le lien vers leur site → https://www.tousapoele.org/l-association/
(j’ai découvert leur existence dans un petit chalet du massif de Belledonne, je suis membre depuis 2 ans mais je n’ai pas – encore – participé à un de leurs chantiers)
C’est à cet endroit qu’en 2006 on voulait s'arrêter pour la nuit, on avait commencé à planter nos tentes, mais on avait dû changer d’avis car un gros taureau ne nous voulait pas, nous et l’âne, près de son harem !
On avait alors continué un peu plus haut, jusqu’au Pla de la Coma de Pontells, un magnifique bivouac près du torrent.
Aujourd’hui, c’est au Pla de Grill que l’on fait demi-tour.
Et vu que j’ai peut-être laissé mon téléphone sur le sentier sous le col de Sansa, on redescend par exactement le même chemin.
Initialement j’avais prévu de prendre la piste qui part depuis le col plein nord (celle en-dessous du GRP) jusqu’au point côté 1692 et de redescendre ensuite vers le hameau de Odello où se termine la route qui vient de Real.
Tout ce coin est à recommander, c'est moins fréquenté que le Capcir Ouest.
Pour ceux qui veulent monter au Madres, il y a deux possibilités, une par le Roc Nègre, impraticable avec un bourricot (faut un peu mettre les mains), et celle que nous avions choisi = un cheminement dans la pente sud du Madres, bon sens du terrain nécessaire, pour passer vers le haut entre des rochers et arriver au sommet.
Nota : le Madres est quasiment toujours venté, il y a un tout petit abri de pierres qui pourrait être le bienvenu quand il fait frisquet (on est à 2469 m).
Photo de 2006 quand on débouche vers le sommet :
Bonne nouvelle :
mon téléphone n’est pas sur le sentier mais je le retrouve dans le camion, alors que j’étais quasiment persuadé de l’avoir pris.
Après un pot à la guinguette des Folles Bergères, on prend la route vers le col de Puymaurens et l’Andorre où l’on va se poser pour la nuit à Grau Roig (altitude 2100, mais il n’y fera pas froid du tout).
Le lendemain, courses diverses avant la frontière espagnole et passage à la pompe car le gas oil est bien moins cher que chez nous.
Attention, les contrôles espagnols à la frontière sont quasi permanents (voir la réglementation avant de casser la tirelire en Andorre → Limites au shopping n Andorre
Nous suivrons ensuite la vallée du Sègre et nous dirigeons vers Balaguer pour visiter la ville et y dormir avant d’aller découvrir Lerida (Lleida).

