Il culmine à environ 3 330 mètres d'altitude (l'altitude varie en fonction des éruptions !)
Ce fut bien sûr un lieu de passage obligé lors de notre périple de ce printemps 2015 dans le sud de l'Italie.
Nous avons juste abordé la découverte de ce monstre : c'est le volcan le plus haut d'Europe et aussi le plus actif, et c'est aussi un massif très étendu, son périmètre fait 250 km, donc il y a de quoi faire !!
La dernière grande éruption date de 1992 mais depuis 2001 il y a eu quelques autres éruptions plus petites, avec éventuellement tremblement de terre, avec encore quelques "soubresauts" en 2012 et 2013.
Le volcan est sous surveillance permanente.
Toutes les routes du massif peuvent être sujettes à des recouvrements par du «sable» volcanique, avec en plus possibilité de pluie de sable sur le parebrise, donc prudence.
Il y a plusieurs façons et endroits pour découvrir ce massif volcanique : à pied ou pas, par le Sud, par le Nord Est, par le Nord.
La plus connue consiste à l'aborder par sa face sud, au départ du parking sous le refuge Sapienza, ce fut notre première approche.
Le parking, situé à environ 1900 m d'altitude, est payant, comme très souvent en Italie : 12 € les 24 heures (en fait c'est gratuit la nuit mais si on veut monter là haut, il y aura forcément stationnement le jour).
Le parking domine bien toute la région au sud de l'Etna mais la vue sur la mer était un peu cachée par de la brume de chaleur.
Après un beau coucher de soleil, nous y avons passés une nuit très calme.
Non loin du parking, il y a quelques jolis petits volcans secondaires que l'on peut admirer en prenant un peu de hauteur, mais à part ça le coin n'est pas folichon : des boutiques de souvenirs, des bars, restaurants, le refuge Sapienza qui est en fait un hôtel restaurant, un bureau des guides, le départ du télécabine. Une usine à touristes; les photos du parking ont été prises le soir, dans la journée les places sont bien occupées.

Un des cratères à proximité du parking :

L'hiver, on fait du ski sur le volcan, les pistes sont desservies par 3 ou 4 remontées mécaniques et s'étagent entre 1900 et 2650 m.
On ne peut actuellement pas monter sans guide au-delà de 2900m d'altitude, et à certaines périodes c'est interdit même avec un guide : c'était le cas début mai 2015 et pourtant c'était - apparemment - calme, juste quelques fumées sur le cratère principal tout en haut.
Monter là-haut :
Prévoir un équipement 'montagne' : coupe-vent, bonnes chaussures, lunettes de soleil, foulard ou masque, pull ou polaire dans le sac (le short risque vraiment être très limite !); à 3000, le temps change vite, et le vent peut être très violent.
- pour les courageux : tout faire à pied, cela représente 1000 m de dénivelée, donc tout à fait faisable mais sur un terrain vraiment sans charme : ça suit très souvent une piste 4x4 de poussière de lave noire ou un sentier en idem, final dans la neige début Mai ! Par contre, par beau temps ce doit être pas mal pour bien profiter des panoramas et paysages.
- pour les moins courageux, et aussi un peu fortunés, il y a le funivia dell'Etna qui vous emmènera à 2600 m d'altitude mais ça coûte 30 € par personne (aller retour) pour emprunter la télécabine. L'Etna c'est un vrai business, en particulier sur ce versant sud : la société du Funivia, à but très lucratif, a le monopole de l'ascension mécanisée.
On continue ensuite à pied; du moins c'est ce que nous avions prévu de faire mais les conditions météo à la gare d'arrivée étant très mauvaises (alors que la veille elles étaient excellentes !) : froid (normal à 2600m le matin) mais, bien que pas sur une cime, vent à décorner les bœufs, poussières de lave te cinglant le visage et arrivant à passer sous les lunettes de glacier donc nous avons rajouté 32 € chacun (dont 9 € obligatoire pour le guide) pour continuer avec un bus 4x4 qui nous a amené à 2900 m.
La piste se fraye un chemin entre des murs de neige :
On arrive en haut :
En haut, à 2900 m d'altitude, nous avons eu droit à des conditions dantesques :
vent à 100 km/h (ou plus ?), rafales très froides transportant de la poussière de lave qui te cingle (pire que le blizzard de neige !), un gars en short n'a pas vraiment apprécié et s'est vite mis à l'abri.
Le tout dans un paysage de neige sali par les traînées de poussières noires, avec un peu de brume occultant le panorama.
Les petits gabarits avaient beaucoup de mal à résister au vent, ils trébuchaient dans la neige; il faut penser à protéger l'objectif de l'appareil photo des poussières projetées.
Bref, nous avons quand même, sous la conduite du guide, fait une incursion vers un cratère proche mais il l'a écourté vu les conditions, il avait peur que certains trébuchent vers le cratère, et les gens (nous) en avaient marre de se faire fouetter par le vent.

Au retour tout le monde s'est vite réfugié dans les bus :
En résumé : décevant vu les conditions, le panorama par beau temps clair et calme doit être magnifique et l'on peut alors en profiter, mais c'est quand même à faire, c'est la première fois que je voyais un tel paysage de lave.
J'ai réussi à photographier le sommet, situé à environ 1h30 de marche de l'arrêt des bus 4x4, c'est la tache jaune, du soufre, que l'on aperçoit :
Vu le vent, nous sommes redescendus en bus jusqu'à la gare supérieure du funivia puis nous avons décidé de continuer la descente à pied.
Mauvais calcul :
vu le vent, le funivia ne fonctionnait plus et une noria de bus 4x4 avait pris la relève depuis le bas, tant à la montée qu'à la descente.
Nous cassons la croûte près d'une maison construite toute en lave, faisant peut-être office de bar sur les pistes de ski. Le temps s'améliore, moins de vent, l'atmosphère se réchauffe
Deux photos pour vous montrer le terrain dès qu'on s'écarte de la piste et qu'il n'y a plus de neige
Vue vers le bas, Sapienza et les petits cratères
Vue vers le haut, le panache de fumée de l'Etna se perd dans les nuages
Pour le plaisir, le gars de Google StreetMap est monté avec sa caméra sur les petits volcans situés tout près du parking du refuge Sapienza
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A suivre avec la partie Nord du massif volcanique.






















