Du 3 au 6 Décembre s'est tenu en Allemagne le salon Euromold, rendez-vous des industriels du moulage, de la plasturgie et de l'outillage.
Un français, Raphael Gorgé, y a présenté la gamme "imprimantes 3D" qu'il commercialise.
Ce type d'engins n'est pas nouveau.
J'en ai vu une à l’œuvre, maniée par un ingénieur de la R & D de ma boîte (fin des années 90) : stéréolithographie = du plastique liquide, déposé selon les instructions du PC, était solidifié via une lumière UV, et il en résultait une maquette de pièce pour un nouveau produit qu'il étudiait.
Et il y en a depuis quelques années non seulement dans les départements Recherche et Développement des entreprises mais aussi dans les Universités.
On dit 'imprimante 3D' mais en fait ça n'imprime pas.
Simplement, une machine commandée par un modèle de CAO et un ordi envoie via ses buses (un peu semblables à celles d'une jet d'encre) une matière, mais pas de l'encre, par couches successives qui se superposent. On parle de 'couches additives'.
Il s'agit donc d'usiner du plastique, du métal, de la céramique, ...etc... pour réaliser des objets plus ou moins gros.
Auparavant, il s'agissait de prototypes et maquettes (début dans les années 80), mais maintenant cette fabrication par couches additives, commandée par un fichier informatique, concerne des objets industriels en petite série, par exemple des coques d'iPhone personnalisées, des pièces de moteur d'avion, des couronnes dentaires, des prothèses, ...etc...
Cela devient un équipement de base dans certaines usines, au niveau de la production et plus seulement du Bureau d'études.
Dans peu de temps (quelques années), nous pourrons produire à la maison de petits objets en plastique.
Pour les gros, il faudra encore attendre car les prix pour, par exemple, une machine de 8 m3 comme celles de Raphael Gorgé, sont dans la fourchette 300 à 400 000 Euros !
Ce secteur va décoller car les premiers brevets tombent dans le domaine public, et les machines se perfectionnent.
HP devrait lancer une imprimante 3 D en 2014. Pour le grand public, il est question d'un prix inférieur à 5 000 $ US.
Une fois encore les américains sont les poids lourds de ce secteur (tant machines que logiciels 3D), ils ont même racheté une des rares start-up françaises (Phenix System, installée à Clermont Ferrand).
Pour les français, la société de Raphael Gorgé est spécialisé dans les prothèses médicales en résine et dans les couronnes dentaires.
Les coques d'i-Phone sont fabriquées par Sculpteo, une entreprise de chez nous.
Sculpteo peut réaliser de petits objets en petites séries (voir la galerie), soit sur la base de fichiers 3D standards soit sur la base de son propre fichier ---> Le site Sculpteo
Je rêve du jour où à partir du modèle 3D du CC que j'aurai moi-même réalisé, je pourrai (faire) produire une structure monocoque genre Wingamm ou 3C Cartier et y mettre dedans certains éléments du mobilier, tout ça fabriqué selon mes propres plans ! Resterait plus qu'à accrocher tout ça à un porteur ...
Nota : la rédaction de ce post a été déclenchée par un article paru dans Le Monde daté du 4 décembre 2013, et je m'en suis inspiré pour vous faire découvrir l'impression 3D.
Pour en savoir plus, consulter entre autres Wikipedia
dans ce secteur aussi, il va y avoir conflit entre les tenants du profit et ceux du monde libre; cela va se jouer sur la notion de propriété intellectuelle, et pour défendre notre liberté de concevoir nos modèles 3 D, il vaut mieux connaître tout le potentiel de cette technologie.
Voir le paragraphe Propriété intellectuelle dans l'article Wikipedia.
